Le bilan de Jean-Sébastien Vigion !

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En 2003, Jean-Sébastien Vigion était l’un des acteurs du Challenge Saxo au sein de Championnat de France de Rallycross. En 2017, il a fait son retour à bord d’une Renault Clio R3 en catégorie Super 1600. Il revient en notre compagnie sur ce choix et sur le déroulement de cette saison qui l’a mené à la deuxième place du classement général en Super 1600. Et nous donne quelques pistes pour 2018…

 

Votre dernière participation en Championnat de France de Rallycross remonte en 2003. Qu’est-ce qui a motivé votre retour au sein du Championnat de France en 2017 ?

 

« Après avoir connu le rallye pendant des années, je n’y trouvais aujourd’hui plus mon compte, je ne m’amusais plus vraiment. J’ai pu voir ce que pouvait donner la Clio R3 en Rallycross aux mains de Pascal Huteau et il se trouve que j’avais moi-même déjà une Clio R3 dans le garage. J’ai trouvé le challenge intéressant : La voiture n’avait pas l’air de vouloir marcher alors pourquoi je n’essaierai pas ? J’aime bien ce type de challenge un peu fou, et c’est vraiment ce qui m’a motivé !

 

Au début, je n’avais pas le budget pour faire la saison, je m’étais donc engagé seulement à faire les trois premières courses pour voir ce que cela pouvait donner. Puis de fils en aiguilles, les partenaires ont suivi, d’autres m’ont rejoint et cela m’a permis de faire une saison complète… »

Dans le Top 5 en début de saison, c’est à partir de la manche de Pont de Ruan que vous enchaînez les victoires. Comment expliquez-vous cette montée en puissance en fin de saison ?

 

« Cela ne se voit pas forcement, mais on a énormément travaillé pour développer la voiture. Ce n’est pas une « Super 1600 », cela reste une voiture développée pour le rallye. De plus, la catégorie Super 1600 est pour moi celle où il y a le meilleur niveau, avec des jeunes et des moins jeunes qui ont gagné des formules de promotion. Cela demande une remise en question permanente. On a donc passé des heures sur la voiture, pour la comprendre, analyser et trouver les bons réglages. On a parfois tenté des réglages qui n’ont pas marché et d’autres qui ont commencé à marcher. Mais c’est vraiment à partir de Pont de Ruan que nous avons mis le doigt sur certains axes de travail.

 

Je pensais vraiment que ma victoire de Pont de Ruan était un coup de chance. Lorsque je me suis retrouvé sur la première ligne à côté de Samuel Peu, je me suis dis que cela serait ma seule chance de l’année d’en gagner une ! Alors j’ai tout tenté et cela a fonctionné ! Pour les autres courses, j’ai été aidé par les conditions météorologiques mais on s’est aussi rendus compte que nos réglages sur la voiture portaient leurs fruits…

 

Maintenant, on sait que la Clio fonctionne très bien sous la pluie, et qu’en plus moi, j’y suis très à l’aise. La grosse surprise reste la manche de Dreux ! Je ne pensais vraiment pas que nous serions performants là-bas, mais nous avons prouvé que la voiture pouvait être efficace même sur les petits circuits. »

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Quels sont les points forts et les points faibles de la Clio R3 face aux « véritables » Super 1600 ?

 

« Elle a beaucoup de points faibles mais elle a quand même quelques points forts. On est déjà bien aidés par son moteur 2L ! Le couple m’avantage bien dans ce sens, mais dans la mesure où je n’ai pas de procédure de départ, je dois faire tout moi-même et cela ne marche qu’une fois tous les cinq départs !

 

Son gros point négatif c’est le poids ! On ne sait toujours pas aujourd’hui être au poids minimum autorisé pour la catégorie. Je pense que si nous étions réellement au poids, cela serait vraiment l’équivalent d’une « Super 1600 » sur un tour. Il y aurait peut-être quelques circuits sur lesquels nous serions un petit peu en dessous, mais je pense que l’on saurait s’en approcher au maximum !

 

Aujourd’hui, cela nous donne une auto avec un point fort qui est sûrement le couple et un gros point faible qui est le poids. Mais c’est une voiture qui reste homogène puisqu’elle peut aussi bien s’engager en rallye qu’en rallycross… Alors, , nous ne pouvons pas tout lui demander ! Les « Super 1600 sont des voitures conçues et construites pour le Rallycross alors que notre Clio R3 est avant tout une voiture de rallye. »

 

Quels sont maintenant vos projets pour 2018 ?

 

« Cette saison 2017 m’a vraiment donné envie ! Je pensais vraiment que le gros de ma carrière était derrière moi. J’ai connu de belles années en Rallye alors j’étais venu en Rallycross simplement pour m’amuser.

 

J’ai passé une très belle saison 2017 au sein du Championnat, dans une excellente ambiance. Course après course, je me suis régalé et j’ai partagé de superbes moments, notamment avec Samuel Peu et Maximilien Eveno qui sont deux pilotes très rapides et avec qui je m’entends particulièrement bien.

 

Tout cela m’a donné envie de tenter de nouvelles choses et d’essayer de continuer. Je suis donc reparti comme à mes vingt ans, à essayer de trouver des solutions pour réunir un budget plus conséquent de ce que j’ai pour rouler avec la Clio R3 ! Bien sûr, j’ai des envies de Supercar, mais pour l’instant, il n’y a vraiment rien de défini et je ne sais pas encore de quoi sera fait 2018 … »

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