LE BILAN DE VALENTIN COMTE

iAprès deux premières saisons dans la très disputée Coupe Twingo R1 Rallycross, Valentin Comte s’est imposé à la suite d’une année faite de hauts et de bas mais surtout face à un Emmanuel Danveau très difficile à battre depuis le début de saison ! Le « filleul » d’Antoine Massé s’est vu sacrer Champion de France Junior lors de la conclusion du Championnat, à Dreux. Retour sur sa saison mouvementée…

 

  1. Au terme d’une saison très disputée, tu as décroché le titre de Champion de France Junior. Quel bilan dresses-tu ?

Le début de saison s’est avéré très compliqué et a mal débuté avec notamment mon abandon dès la deuxième course à Essay suite à des tonneaux. Dès la mi-saison, nous avons réussi à inverser la tendance et avons enchaîné les bons résultats. Nous avons vécu une très bonne fin de saison à partir de Faleyras en enchaînant victoires et secondes places, à l’exception d’une cinquième place à Lavaré. Dans l’ensemble, nous sommes donc très contents de la saison !

En ce qui concerne le duel pour le championnat avec Manu Danveau, ça a été très compliqué. En début de saison, on s’est rendu compte qu’il était plus rapide que nous sur les départs. Durant tout une semaine, nous avons donc travaillé dur sur ce point afin de s’améliorer et pouvoir rivaliser à ce niveau-là.

Lors de la finale de Dreux j’étais assez stressé, car il fallait attaquer de bout en bout pour gagner, le championnat se jouant lors de ce meeting. Mais bizarrement, j’ai moins ressenti de stress que lors du rendez-vous précédent à Lessay qui présentait davantage d’enjeu pour nous car nous étions obligés d’assurer pour pouvoir prétendre au titre de champion. D’autant plus qu’à Lessay, les conditions météorologiques étaient très compliquées ce qui nous avait amené à effectuer une course en demi-teinte…

  1. Quels ont été les conseils de ton parrain (Antoine Massé) durant toute la saison et plus particulièrement à Dreux ?

Antoine (Massé) m’a surtout apporté son soutien moral durant toute la saison. Ses conseils étaient tournés sur la gestion du mental qui est très important lorsqu’on est pilote et notamment que l’on se retrouve dans des situations où un championnat se joue sur des détails. Il a toujours été positif envers moi, en soulignant les bonnes choses, il ne m’a jamais « engueulé » !

Avant la finale de Dreux, nous avons parlé de la saison et de cette dernière course. Il m’a donné ses derniers conseils tout en me disant qu’il croyait en moi, et qu’on avait la possibilité d’être champions !

Il m’a également prodigué ses conseils au niveau technique. Nous avons eu l’occasion de faire quelques tours de piste ensemble et il m’a fait part de son aide et de son expertise sur certains tracés comme à Abbeville, ou encore à Faleyras.

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  1. Quel a été ton meilleur souvenir cette saison ? Le moins bon ?

Le moment que j’ai préféré cette saison est ma victoire à Faleyras. Après deux premières manches qualificatives où je sors P7 et P8, je parviens à faire P1 et P2 lors des deux ultimes manches ce qui me classe deuxième du classement intermédiaire. Grace à ma victoire en demi-finale, je m’élance en pôle de la finale, mais sors 3e au départ. Je réussis malgré tout à remonter petit à petit. J’ai ensuite pris un maximum de risques lors du tour Joker ce qui s’est avéré payant puisque j’ai remporté la course ! En plus cette victoire avait une saveur particulière car elle tombait le week-end de la fête des pères…

Le moins bon moment de la saison ? Dès le deuxième rendez-vous, à Essay. Après des premières manches qualificatives relativement bonnes, je pars en tonneau lors de la 4e manche ce qui ne me permet pas de pouvoir continuer. En plus de la frustration de devoir abandonner dès les qualifications, la question d’arrêter la saison s’est posée à ce moment-là au vu de l’état de la Twingo. Après réflexion, nous nous sommes donnés une chance et nous nous étions donnés deux courses pour revenir dans le championnat. Il fallait tout tenter pour revenir, et c’est ce que nous avons réussi à faire. Mais en cas de contre-performance à Châteauroux, nous nous serions certainement arrêtés là…

 

  1. Quels sont tes projets pour 2019 ?

Je ferai mes débuts dans la catégorie Super1600 dès la saison prochaine ! C’est une catégorie très disputée, où j’ai hâte de pouvoir commencer l’apprentissage sur une grosse voiture telle que celles-ci.

L’objectif principal est clairement d’apprendre à bord d’une nouvelle auto, dans un nouveau championnat avec de nouveaux adversaires. Après, pour être honnête, on espère forcément obtenir de bons résultats dès les premiers rendez-vous. Dans l’idéal, nous aimerions monter sur le podium assez rapidement, et pourquoi pas viser un Top 5 au championnat.

Si l’on regarde en arrière, tous les Champions de France Junior sont parvenus à l’atteindre, alors pourquoi pas nous… ?!

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