Cyril Raymond, l’espoir qui n’en finit plus de monter !

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S’il y a bien un pilote qui ajoute une ligne à son palmarès tous les ans et qui est lancé dans une ascension fulgurante auréolée de succès depuis 2013, c’est bien lui ! Cyril Raymond, découvert par la Coupe Twingo R1 Rallycross, a gravi les échelons jusqu’à remporter cette année le titre en RX Lites, antichambre du FIA World RX, dès sa première année ! Le Varois revient avec nous sur une saison qui pourrait bien lui permettre d’atteindre les sommets en 2017 : le Supercar en Championnat du Monde de Rallycross ! C’est en tout cas tout ce que le Rallycross français lui souhaite …

1/ Cyril, quelles ont été les étapes marquantes de ta saison en RX Lites qui t’ont permis de décrocher le titre dès ta première saison ?

Cyril : Il est clair que je partais avec l’objectif de remporter le championnat. Le Rallycross monte en flèche au niveau international et les places sont de plus en plus chères en Supercar. Je savais que j’avais un an pour montrer de quoi j’étais capable ! Terminer deuxième en Allemagne dès ma première course était donc une belle satisfaction. J’ai pu voir avec quels pilotes j’allais me battre pour le titre et surtout j’ai pu observer la pointe de vitesse de Thomas Bryntesson ! Il a mis la barre haute très tôt dans la saison et sa connaissance des circuits allait forcément jouer en sa faveur.

 

Ensuite, lors de ma deuxième épreuve, en Belgique, je prends un drapeau noir. Ce fut un coup dur dans la saison. Je commençais déjà à me dire que je n’aurais plus le droit à l’erreur pour le titre. Andreas Eriksson m’a secoué un bon coup ! Et cela m’a beaucoup aidé pour la suite de la saison. J’avais tendance à être trop impatient. A ce niveau, il faut construire son week-end et même son championnat sans se précipiter.

 

Le travail a donc payé en Angleterre avec ma première victoire ! J’ai ensuite pris vraiment confiance et j’ai enchainé les bonnes performances jusqu’à cette fin « bizarre » ! J’apprends mon titre avant même de prendre le départ de ma demi-finale en Lettonie, puis je me fais harponner dès le départ … Un dénouement étrange mais le titre au bout ! Magique ! Depuis le début de ma carrière en Rallycross, je suis un habitué maintenant des « one-shot » avec le titre dès ma première saison !

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2/ Ce succès en RX Lites t’offre la possibilité de disputer une course en Supercar en Allemagne. Un rêve devenu réalité ?

 

C : En effet, de rouler face aux plus grands pilotes et aux meilleures équipes du monde ressemblait un véritable rêve ! Maintenant, la piste d’Estering était loin d’être la plus évidente pour commencer ! Andreas m’a même dit que pour lui, c’était la plus compliquée de l’année. Bien que l’expérience fut courte en ne passant pas le cap des demi-finales, la faute à un manque d’expérience et à la casse de ma boite de vitesse, j’ai tout de même énormément appris le temps d’un week-end !

 

Il fallait assimiler le pilotage de cette nouvelle voiture pour moi, qui plus est, sur un circuit différent de tout ce que j’avais pu rencontrer en France ou en RX Lites jusque là, avec beaucoup de terre. Cela m’a permis de voir ce que je devais encore travailler pour être au niveau. Mais, nous sommes ressortis de cette expérience satisfaits avec l’équipe. J’ai réussi à accrocher quelques pilotes mondiaux et réaliser des chronos prometteurs. Bien sûr, j’aurai aimé faire mieux. Je veux toujours faire mieux !

 

3/ Et maintenant ? Où verra-t-on Cyril Raymond l’an prochain ?

 

C : J’aimerai pouvoir vous répondre ! En gagnant le RX Lites, j’ai fait le job ! J’ai également rencontré toutes les équipes que je devais voir. Maintenant, le destin ne m’appartient plus. Tout le monde sait que je n’ai pas les finances pour me lancer seul dans une aventure en World RX. Mes partenaires principaux comme Fuchs ou Red Bull ont la volonté de continuer à m’aider mais cela ne suffira pas. Les cartes sont entre les mains des « Team Manager » désormais !

 

La période des transferts n’est jamais simple à gérer mais je commence à avoir l’habitude. J’espère tout de même avoir une réponse le plus rapidement possible, avant Noël ce serait parfait, pour pouvoir me préparer pour l’an prochain et être prêt pour le début de saison ! Pour être tout à fait franc, j’ai encore trois pistes auxquelles je crois. Croisons les doigts ! En attendant, je vais prendre part la semaine prochaine au premier RallyCircuit, avec ma copine en copilote, à bord d’une 206 CC F2000 ! Le mot d’ordre sera de prendre un maximum de plaisir sur le circuit où je travaille et d’essayer de briller devant les miens !

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4/ Pour finir, peux-tu nous dire rapidement comment tu as vécu ta première expérience de coach, d’Enzo Libner notamment, sur le Championnat de France de Rallycross ?

 

C : Je suis toujours avec beaucoup d’attention le Championnat de France. C’est d’ici que je viens et je ne l’oublierai jamais. Je serai toujours redevable envers l’AFOR qui a cru en moi et qui m’a aidé dans ma progression. Cette année, j’ai épaulé Enzo Libner dès que je le pouvais. Je l’apprécie vraiment et je crois en son potentiel. Nous n’avons pas eu les résultats escomptés mais le niveau du Super1600 en France est toujours aussi élevé, cette saison l’a de nouveau prouvé. J’ai pris beaucoup de plaisir dans cette nouvelle expérience où j’ai essayé de lui apporter mes conseils du WorldRX.

 

Le fait d’être sur les courses a été aussi une énorme source de motivation pour ma saison ! Je ne remercierai jamais assez toutes les personnes, que ce soit le public, les équipes, mes anciens adversaires, les gens de l’organisation et les bénévoles, qui m’encourageaient, me félicitaient ou me souhaitaient bonne chance pour les échéances à venir. C’était exceptionnel de voir tout ce soutien !

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