Avant de filer vers la pause estivale, le Championnat et la Coupe de France de Rallycross posent leurs valises au circuit de Kerlabo-Cohiniac, pour un grand week-end de fête placé sous le signe du Rallycross. L’organisation est pleinement à pied d’œuvre, à quelques heures du lancement des hostilités.

L’épreuve de Kerlabo arrive à grands pas, comment se passent les préparatifs ?
« Ce sera la 28ᵉ édition, et l’organisation a depuis longtemps trouvé son rythme. Reste toujours cette part d’imprévu de dernière minute, celle qui fait monter la pression jusqu’au bout. Côté météo, les prévisions s’annoncent clémentes, ce qui change tout pour une organisation de cette ampleur. En réalité, la préparation ne s’arrête jamais : à peine une édition bouclée, la suivante est déjà en chantier. Et derrière tout ça, il y a le bénévolat, colonne vertébrale de l’épreuve, avec un défi qui concerne tous les circuits aujourd’hui : renouveler ces forces vives d’année en année. »
Les pilotes seront nombreux ce week-end, avec un record d’engagés cette saison. Comment expliquer ce succès ?
« D’abord, un ancrage local fort : beaucoup de pilotes du coin. Mais surtout, vingt-huit ans d’histoire ont fini par faire naître des vocations. Les gamins qui rêvaient, accoudés aux barrières il y a vingt ans, sont aujourd’hui derrière le volant. Kerlabo, c’est avant tout une histoire humaine. Les pilotes reviennent aussi pour le tracé, pour le site, pour l’accueil qu’on leur réserve. Et comme l’épreuve tombe au début des vacances pour beaucoup, il flotte sur le week-end cette ambiance estivale et joyeuse propre aux grands rendez-vous de l’été. »
Quelles animations attendent les spectateurs ?
« Les incontournables sont au rendez-vous, à commencer par le karting. Tout autour du circuit, une ribambelle de food trucks régalera les amateurs de bons repas. Nouveauté cette année : le Rallycross s’engage aux côtés de trois associations. Le 4L Trophy porté par Les Bretons en Vadrouille, l’association Journée de Rêve qui offre une parenthèse sports mécaniques à des enfants en situation de handicap ou touchés par la maladie, et l’association Rallye du Cœur, engagée dans la lutte contre le cancer pédiatrique et le soutien à la recherche. »
Quel est, selon vous, le meilleur endroit du circuit pour suivre les courses ?
« Les deux extrémités du tracé. Au bout de la ligne droite, le spectacle est saisissant, en particulier au moment des départs. Et du côté de la parabolique, à la sortie du tour joker, l’action ne laisse aucun répit. »
